Pine64!

Pinephone PINE64, épisode 1

Introduction

Tiens, un smartphone open source. Mais j’ai déjà un smartphone. Tiens, il est annoncé compatible avec plusieurs OS. Mais j’ai déjà un smartphone. Tiens, il y a un kit « Mobian edition » (donc Debian pour mobile). Et j’ai payé mon panier.

C’est quoi ce smartphone?

Il s’agit d’un smartphone plutôt simple, sans rien d’incroyable si on s’en tient à la fiche technique:

  • Écran LCD 1440×720 (ratio de 18:9), 5.95″.
  • Processeur Allwinner A64 Quad Core & Mali 400 MP2 GPU.
  • 2GB / 3GB de RAM (LPDDR3).
  • 16GB / 32GB eMMC.
  • Prise Jack.
  • Sortie vidéo numérique HD.
  • Connecteur USB-C (recharge, données et sortie vidéo).
  • Wifi 802.11 b/g/n (avec fonction hotspot).
  • Bluetooth 4.0 & A2DP.
  • Localisation GPS, GPS-A et GLONASS.
  • Caméras avant (2Mpix) et arrière (5Mpx).
  • Capteurs d’accélération, gyroscopique, proximité, boussole, lumière ambiante.

On est clairement loin d’un iPhone 12 pro-max-super-plus. Là où ce smartphone devient intéressant, c’est grâce à plusieurs particularités:

  • Bootable depuis la carte micro-SD.
  • Interrupteurs physiques pour désactiver la location, le wifi, le micro, le haut-parleur et les caméras.
  • Batterie amovible de type Samsung J7.

Mais ce n’est pas fini! On peut remplacer la plupart des éléments du Pine64: carte mère, caméras, boutons, connecteurs, batterie, boîtier. Toutes les pièces détachées sont disponibles sur le store. Cerise sur le gâteau, l’ensemble est pratiquement 100% Open Source (seul le modem utilise du code propriétaire).

Ensuite on ajoute la partie logicielle: ni iOs ni Android mais bien Linux. Et on peut choisir entre Arch Linux, Fedora, Mobian, OpenSuse, Ubuntu Touch (la liste complète est sur le wiki: https://wiki.pine64.org/wiki/PinePhone_Software_Releases)

Quand j’ai commandé, le téléphone était vendu 199$ avec un dock USB (2 USB-A, 1 USB-C, 1 HDMI et RJ-45). Le tarif n’est pas débile pour un appareil à destination des geeks linuxiens.

Quelques photos

Premier démarrage

Après avoir allumé la bestiole, on se retrouve rapidement sur sur l’écran d’installation. Il faut commencer par définir le code PIN du lockscreen puis choisir si on veut encrypter le disque eMMC ou non. Bien sûr, étant fan de sécurité, je n’ai pas hésiter à cliquer sur « Enable ». Grand bien m’en a pris puisqu’à l’issue de l’installation, c’est le KO technique! Le PinePhone ne sait pas booter sur un disque crypté…

Et ensuite?

Ensuite deux choix s’offrent à moi: installer un OS sur une carte SD et booter dessus. ça fonctionne mais ce n’est pas aussi performant que si on installe sur l’eMMC. Deuxième solution: brancher le Pine en USB sur un PC puis booter avec JumpDrive et installer un OS sur l’eMMC. La suite au prochain numéro!

Quelques liens

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